Une meilleure conciliation études-famille

On parle souvent de la conciliation études-famille. On répète souvent que l'on veut améliorer le sort des étudiants-parents. Mais, concrètement, que veut-on?

On a vu, au cours des années, la population étudiante changer significativement. Elle s'est vieillie et féminisée. Les femmes composent aujourd'hui la majorité des effectifs étudiants à l'université. Seul le doctorat demeure encore, mais à peine et pour peu de temps, un fief masculin. La durée des études s'est allongée et s'est, en quelque sorte, professionnalisée. On peut désormais faire carrière à l'université, dans les centres de recherche ou comme professeur, chargé de cours ou autre.

Tous ces bouleversements entraînent un taux de fertilité plus élevé aujourd'hui, chez les universitaires, qu'il y a une vingtaine d'années. Les étudiants ne souhaitent plus mettre leur vie et leurs projets sur pause alors qu'ils poursuivent leurs études. Ils veulent une université flexible, adaptée à leurs besoins et à leur situation. Ils désirent, en somme, concilier études et famille.

Nous aussi, à la FAÉCUM, tentons de faciliter cette conciliation. Nos efforts prennent diverses formes: les services que nous offrons, les activités que nous organisons et les représentations politiques que nous orchestrons. Depuis plusieurs années, nous offrons un service de halte-garderie aux étudiants de l'Université de Montréal. Ce dernier vous permet, pour le modique coût de 6 $ par bloc, d'y déposer votre enfant pendant 4 heures, 6 fois par semaine. Vous pouvez en profiter pour aller à votre cours, passer à la bibliothèque, faire un blitz d'études, aller au CEPSUM vous entraîner ou simplement prendre une pause de quelques heures. Les inscriptions ont lieu à chaque fin de session. Profitez-en et parlez-en à vos amis qui pourraient en avoir besoin.

Finalement, politiquement, nous travaillons activement à l'intégration des revenus provenant des bourses à la déclaration de revenus dans le calcul du régime québécois d'assurance parentale (RQAP). Concrètement, cela signifie que les étudiants qui reçoivent des bourses dans le cadre de leurs études, ce qui peut représenter une majorité de leurs revenus, ne peuvent demander que les assurances parentales du RQAP leur versent ce revenu lors de leur congé parental. Pourtant, même s'ils ne contribuent pas présentement au régime d'assurance, ils y contribueront toute leur vie. Ainsi donc, il nous paraît injuste qu'ils n'y aient pas accès maintenant, alors qu'ils en auraient besoin. De plus, cela fait partie d'une politique cohérente de natalité. Nous en sommes à calculer les coûts d'un tel régime. Lorsque cette recherche sera complétée, nous interpellerons les ministres et exercerons des pressions afin qu'ils modifient le RQAP afin d'y inclure les revenus provenant des bourses.


Pour plus d'information, contactez Marc-André Ross, Secrétaire général
sg@faecum.qc.ca