Origines et causes du sous-financement
En somme, comme l'expliquait l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACCPU) en 2005 :
« Les réductions de paiements de transferts par le gouvernement fédéral aux provinces au début des années 90 ont joué un rôle important dans la baisse de leur capacité de financer convenablement l'enseignement post-secondaire (sic). En 1991, le gouvernement Mulroney a gelé les transferts de fonds pour la santé et l'enseignement dans le cadre de l'entente pour le Financement des programmes établis (FPÉ). Le gouvernement libéral a extrêmement réduit sa part de transferts de fonds aux provinces en 1996 en éliminant le FPÉ et en créant le Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS). Le TCSPS a consolidé les transferts fédéraux pour la santé et l'enseignement post-secondaire (sic) sous l'ancien FPÉ avec les contributions fédérales à l'aide sociale selon le Régime d'assistance publique du Canada (RAPC). La création du TCSPS a réduit de près de 7 milliards les transferts de fonds du gouvernement fédéral aux provinces. »
Pour rétablir les transferts fédéraux aux provinces pour l'éducation postsecondaire au niveau d'avant ces coupures, il en coûterait 4 milliards $ par année au gouvernement fédéral, dont près du quart, soit 1,2 milliard $, reviennent annuellement au Québec.
Le consensus québécois
Ainsi, tous les acteurs du milieu de l'éducation postsecondaire (cégeps et universités) au Québec travaillent ardemment, depuis 2005, à obtenir le rétablissement des transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire au niveau d'avant les coupures. De plus, tous les acteurs du milieu universitaire au Québec croient que le gouvernement du Québec doit réinvestir, entendre investir des sommes d'argent frais qui ne sont pas les coûts de système, pour améliorer la santé financière et la qualité de l'enseignement de nos universités.
Cependant, tous ne s'entendent pas sur la provenance de ces nouveaux dollars, ni sur l'importance que devrait avoir la contribution du gouvernement provincial. Tous ne s'entendent pas non plus sur l'envergure des obstacles financiers engendrés par les solutions proposées de part et d'autre...
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