#OmertàUdeM

Dans les dernières années, la FAÉCUM a mené plusieurs campagnes afin que l’Université de Montréal se dote d’un processus disciplinaire juste, équitable et transparent. À la suite de la campagne Des chums qui jugent des chums, menée en mars 2018 et ayant permis l’adoption de la nouvelle Charte de l’UdeM, la FAÉCUM croyait enfin avoir instauré les conditions nécessaires à une modification du processus disciplinaire du corps enseignant à l’Université de Montréal.

Toutefois, depuis mai, l’inertie de l’administration et les innombrables embûches imposées par le Syndicat général des professeurs et des professeures de l’UdeM (SGPUM) ralentissent une fois de plus les démarches. C’est que malgré sa capacité à modifier son règlement disciplinaire à tout moment afin de le rendre adéquat, le SGPUM le confond à sa convention collective qui est en cours de négociation, et l’administration tombe dans le piège. Cet amalgame de mauvaise foi plonge l’UdeM dans un immobilisme disciplinaire révoltant ; le statu quo persiste et enracine davantage la loi du silence sur le campus.

 

La FAÉCUM est donc forcée de lancer une campagne pour dénoncer de nouveau les injustices auxquelles ses membres font face quotidiennement.

 

Parce que nous avons droit à un processus disciplinaire juste, équitable et transparent.

Parce que nous méritons un processus disciplinaire dans lequel nous pouvons avoir confiance.

Parce que le droit à un processus disciplinaire n’est pas un enjeu de convention collective.

Parce que l’impunité des profs en matière de violences sexuelles n’est pas un gain syndical.

 

Mettons fin à l’#OmertàUdeM.

 

Mise en contexte

Pour consulter la lettre ouverte diffusée par la FAÉCUM, cliquez ici.

Pour mieux comprendre le dossier de la discipline relative au personnel enseignant de l’Université de Montréal, cliquez ici.

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Pour accéder à notre Foire aux questions (FAQ) qui pourra répondre à vos interrogations sur le dossier de la discipline relative au personnel enseignant de l'Université de Montréal, cliquez ici.

 

- Nos actions depuis le début de la campagne #OmertàUdeM

- Revue de presse

- Autres ressources

  

Nos actions depuis le début de la campagne #OmertàUdeM :

- 10 octobre 2018 : Par la publication d’une lettre ouverte sur sa page Facebook et le déroulement d’une bannière devant le pavillon Roger-Gaudry et sur le toit du garage Louis-Colin, la FAÉCUM lance la campagne #OmertàUdeM pour dénoncer le processus disciplinaire opaque appliqué par l’Université de Montréal et le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM) lorsqu’une étudiante ou un étudiant porte plainte contre un membre ou une membre du corps professoral. La personne mise en cause est généralement convoquée en comité de discipline, et ce comité est composé uniquement de professeures et de professeurs qui se jugent entre eux. Ce sont des « chums » qui jugent des « chums ». C’est injuste et inacceptable.

Photo : "L'impunité des profs en matière de violences sexuelles n'est pas un gain syndical. #OmertàUdeM" 

 

- 15 octobre 2018 : Plus de 200 étudiantes et étudiants de l’UdeM se sont mobilisés lors d’une occupation silencieuse du Hall d’honneur de l’Université de Montréal à l’occasion de l’allocation annuelle du recteur Guy Breton, donnée en amont d’une séance de l'assemblée universitaire (qui regroupe les instances décisionnelles de l’UdeM : membres du corps professoral, du décanat et du rectorat, et membres de la communauté étudiante).

Lecture de témoignages de victimes, extraits de la lettre ouverte envoyée à la Ministre David lors de la campagne « Des chums qui jugent des chums ».

Photo : "Je ne suis pas un levier de négo. #OmertàUdeM"

 

- 17 octobre 2018 : La lettre ouverte écrite par le bureau exécutif de la FAÉCUM est publiée dans le journal universitaire Quartier Libre.

 

- 19 octobre 2018 : À la suite d’une rencontre lors de laquelle le SGPUM semble avoir démontré de l’ouverture envers les requêtes de la Fédération, la FAÉCUM transmet une liste exhaustive de ses demandes au SGPUM et à l’UdeM, et accepte de ralentir les moyens de pression afin de laisser aux deux parties négociantes le temps nécessaire pour clore le dossier une fois pour toutes.

 

- Le 22 octobre, le SGPUM ouvre la porte à une modification de son processus disciplinaire sur les violences à caractère sexuel. Toutefois, dans sa proposition, le SGPUM évacue toutes les autres situations pour lesquelles des victimes font face à un processus disciplinaire opaque et inéquitable. Le 25 octobre, la FAÉCUM réitère par courriel trois questions simples et claires au SGPUM. Ces questions concernent les plaintes pour les autres types de violences (violence verbale, violence psychologique, violence physique, intimidation, harcèlement, etc.) les plaintes académiques et les délais pour en arriver à un règlement. La réponse du SGPUM ? Un copier-coller de sa position de principe concernant les violences à caractère sexuel et une absence complète et volontaire de réponse aux trois autres questions posées.

 

- 29 octobre 2018 : Face à l’inaction du SGPUM et de l’UdeM, la FAÉCUM reprend ses moyens de pression en procédant à un affichage sauvage sur le campus de Montréal. À leur arrivée sur le campus, les membres de la communauté étudiante, du personnel et du corps enseignant, ainsi que de la direction ont fait face à des centaines d'affiches qui tapissaient les murs de l'UdeM. Placardées sur les portes, sur les fenêtres et dans les corridors, ces affiches dénonçaient l'inaction du SGPUM et de l'Université de Montréal en matière de discipline.

 

- 30 octobre 2018 : La FAÉCUM rappelle au syndicat ses propres déclarations des derniers mois favorables au changement du processus disciplinaire, et lui reproche que, malgré cela, rien ne soit fait pour régler la situation.

 

- 31 octobre 2018 : Les étudiantes et les étudiants remplissent la boîte de courriels du SGPUM en demandant au syndicat de répondre aux trois questions posées par la FAÉCUM. L’absence de réponse du SGPUM laisse 40 000 étudiantes et étudiants en attente.

 

- 31 octobre 2018 : Le SGPUM dépose un grief contre l’UdeM, lui ordonnant de faire cesser les actions de la FAÉCUM. En d’autres termes, un syndicat de profs demande à une administration universitaire de censurer sa communauté étudiante. Le SGPUM ajoute qu’il demande à l’UdeM un dédommagement de 100 $ par professeur et professeure.

 

- 1ernovembre 2018 : Un sablier géant, symbolisant la lenteur de la modification du processus disciplinaire de l’UdeM, est installé au 2e étage du pavillon 3200, rue Jean-Brillant. Les balles de ping-pong noires marquées par un X rouge dans la partie inférieure du sablier représentent toutes les étudiantes et tous les étudiants qui ont été censurés et pénalisés par un processus disciplinaire opaque. Plus de 500 étudiantes et étudiants étaient sur place pour remplir la partie supérieure du sablier avec des balles de ping-pong blanches signées non seulement pour exprimer leur solidarité envers leurs collègues, mais aussi pour montrer que personne n’est à l’abri. Le sablier ne s’écoule pas, car le SGPUM ne donne pas suite aux demandes de la FAÉCUM. Depuis ce jour, les étudiantes et les étudiants de l’UdeM peuvent continuer à remplir le sablier qui est placé quotidiennement devant le comptoir de la FAÉCUM au pavillon 3200, rue Jean-Brillant.

 

- 2 novembre 2018 : La FAÉCUM dénonce le grief du SGPUM par le biais d’une publication Facebook dans laquelle elle fait le point surles affirmations graves, inexactes et insultantes portées à son égard et à celui de la communauté étudiante. La FAÉCUM est tout à fait consciente que ses actions et ses propos sont dérangeants en raison de leur véracité et ne compte pas cesser ses moyens de pression.

 

5 novembre 2018 : La FAÉCUM déplace son sablier devant l’assemblée universitaire afin de rappeler au SGPUM et à l'Université de Montréal qu'il y a urgence d'agir et que le temps presse afin de mettre fin à l'#OmertàUdeM.

 

- 6 novembre 2018 : Une vidéo explicative de l’action du sablier est partagée sur les réseaux sociaux par la FAÉCUM afin de réitérer une fois de plus le fait que, tout comme le sablier qui ne s’écoule pas, le processus de modification du règlement disciplinaire des professeures et des professeurs stagne, car le SGPUM et l’UdeM refusent d’agir.

 

- 12 novembre 2018 : La FAÉCUM lance une vidéo virale pour crier haut et fort qu’il est impératif de briser l’omertà qui règne à l’Université de Montréal. Le processus opaque et inéquitable du traitement des plaintes adressées aux professeures et aux professeurs n’est pas acceptable. Un mois après le début de la campagne de la FAÉCUM, l'inaction du SGPUM et de l'Université de Montréal pèse de plus en plus sur la communauté étudiante. Parce qu'ON A LE DROIT de mettre fin à l'omertà à l'UdeM.

 

Revue de presse 

>> Ouellette-Vézina, Henri. 10 octobre 2018. "Un processus de plaintes contre les profs jugé "inéquitable" à l'UdeM". Journal Métro. 

>> Lévesque, Lia. 11 octobre 2018. "Après #moiaussi, la FAÉCUM dénonce l'immobilisme de l'UdeM". La Presse canadienne.

>> De l'Église, Justine. 11 octobre 2018. "Les étudiants de l'UdeM réclament un processus transparent pour les plaintes à caractère sexuel". Vice.

>> Naghshi, Kayan. 11 octobre 2018. "Des étudiants dénoncent la manière "injuste" dont sont traitées les plaintes d'agressions sexuelles à l'Université de Montréal". Narcity.

>> Castelan, Marianne. 12 octobre 2018. "Briser la loi du silence". Quartier Libre.

>> Ouellette-Vézina, Henri. 15 octobre 2018. "Plaintes à l'UdeM: la FAÉCUM manifeste silencieusement dans le Hall d'honneur". Journal Métro

>> Pelletier, Émilie. 16 octobre 2018. "L'UdeM au coeur d'un débat important". Impact Campus.

>> Gerbet, Thomas. 12 novembre 2018. "L'Université de Montréal se déchire au sujet des violences sexuelles". Radio-Canada.

>> 12 novembre 2018. "Les étudiants de l'UdeM dénoncent le syndicat des professeurs". TVA Nouvelles.

>> Savoie, David. 12 novembre 2018. "Gravel le matin - Extrait 8h31 (0:20)". Radio-Canada.

>> Lemelin, Philippe. 12 novembre 2018. "Harcèlement: une nouvelle vidéo pour dénoncer "l'omertà" à l'UdeM". Journal Métro.

>> Pineda, Améli. 13 novembre 2018. "L'UdeM divisée sur le traitement des plaintes pour violences sexuelles". Le Devoir.

>> Mauvieux, Simon. 19 novembre 2018. "Nouvelle politique contre les agressions sexuelles à l'UdeM : les étudiants ne crient pas victoire". Jourmal Métro.

 

Autres ressources 

>> Pour consulter l'avis de la FAÉCUM sur ce que devrait contenir la politique institutionnelle visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel : Prévention et lutte contre les violences à caractère sexuel à l'Université de Montréal

>> Pour consulter le mémoire de la FAÉCUM présenté au groupe de travail en vue de la refonte des statuts de l'UdeM : La gouvernance à l'Université de Montréal 

>> Pour consulter le mémoire de la FAÉCUM déposé à la Commission de la culture et de l'éducation dans le cadre des auditions sur le projet de loi 234 : Loi modifiant la charte de l'Université de Montréal

 

 

[1] Université de Montréal, Charte de l’Université de Montréal, (2018), 15.

 

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